Mardi 2 juin 2009

Psychothérapie

La première démarche à entreprendre avec un patient en proie à un état de panique est de le réassurer :

§         Il faut lui expliquer avec des mots simples qu’il ne souffre pas de signes d’une maladie organique, mais de sensations physiologiques qui se déclenchent naturellement durant un état d’angoisse aigue. Cela devient chose facile autant le patient est cultivé ou ayant un niveau d’instruction suffisant. Ce qui n’est pas toujours réalisable, car ces patients ne sont jamais rassurés tant que les symptômes ne sont pas disparus.

§         Pour mieux le rassurer, durant le premier entretien quand on remarque qu’il (elle) a tout exprimé, on lui demande s’il sent telle ou telle sensation qui est généralement présente dans le tableau clinique des angoissée. Par exemple si tu sens les maux de tête, ou l’épuisement …etc. cela lui signifie que son cas est connu.

§         Il ne faut pas centrer les discussions sur les manifestations organiques que lui aime bien s’en plaindre, à defaut de lui fixer l’idée qu’il a une maladie inconnue ou grave.

§         Procéder après la première séance à l’étude de cas proprement dite. Centrer sur les circonstances et dates d’apparition du trouble. Généralement ce n’est pas la première fois qu’il a senti son trouble. Alors il faut étudier sa biographie et son anamnèse ; l’histoire du trouble. On trouve généralement que le trouble se déclenche toujours pour les même raisons, le même conflit.

§         L’action psychothérapique aura pour but de faire ressurgir le conflit à la conscience. Car le trouble signifie toujours un échec de refoulement.

§         Dès que le conflit est discuté, est « abréagit » les souffrances disparaissent progressivement et le patient se rétablit. Ce qui n’est pas toujours facile. Mais dans la majorité des cas on réussit bien quand les conditions sont favorables.

Par zouki - Publié dans : Psychothérapie
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Mardi 2 juin 2009

Les traitements

Selon l’acuité des symptômes et les souffrances, le traitement est généralement médicamenteux au début. La prescription des anxiolytiques (les médicaments contre l’angoisse) et des antidépresseurs (médicaments contre l’anxiété et la dépression) est très indiquée. Car ces médicaments soulage rapidement le patient : il reprend son sommeil et sa nutrition. L’angoisse et l’anxiété diminuent ce qui permet au patient d’entreprendre une psychothérapie. Cela n’exclut pas un examen médical pour mieux isoler les maladies qui peuvent déclencher un état apparent tel que : crise d’angor, infarctus du myocarde, embolie pulmonaire, crise d’asthme, épilepsie temporale, hyperthyroïdie, vertige labyrinthique, hypoglycémie, porphyrie, tétanie, phéochromocytome, etc.

En fait il n’est pas difficile de reconnaître un trouble panique d’une maladie organique : la différence est que la crise psychique est accompagnée d’une forte panique, alors que les autres crises ne sont accompagnées que par des signes physiques. Un bon clinicien arrive à les distinguer facilement.

Par zouki - Publié dans : Santé
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Mardi 2 juin 2009

La conduite à tenir durant la survenue de l'attaque de panique

Tous les patients se demandent : Comment faire lorsqu'on est pris brusquement par l'attaque panique ? Effectivement c'est ce qu'on doit leur indiquer en priorité.

Durant cet état "Tsunami" il n'est pas facile pour la "victime" de réagir avec sagesse ou clairvoyance. Mais il peut quand même se souvenir de ces indications :

-      Il ne faut pas croire qu'un danger est sur le point de survenir, il ne faut pas tomber dans le piège de l'autosuggestion négative. Autrement dit, ce qui donne à la crise son caractère paroxystique c'est la réaction du sujet à son égard, c'est la signification subjective qu'il donne directement à ce bouleversement brutal. Surtout que ce n'est pas la première fois qu'il est victime d'un tel état, et qu'à chaque fois la fin est toujours "heureuse" – rien ne s'est passé de ce qu'il a anticipé.

-      Au moins il répète sans cesse cette phrase : "Ce n'est qu'une angoisse aigue et passagère, aucun mal ne m'arrivera"

-      Etant donné que la majorité des symptômes sont la conséquence de l'hyperventilation qui guette le sujet en ce moment, donc le remède est de corriger sa respiration en inspirant et expirant l'air lentement et profondément. Cela rééquilibre le rapport oxygène/gaz carbonique dans le corps. Car il a été noté que l'hyperventilation rend le CO2 moins qu'il faut pour l'organisme et que l'oxygène est plus qu'il faut. Certains proposent qu'on respire dans un sachet de papier (et non de plastique)qu'on tient serré autour de la bouche et du nez pendant une durée de 5 à 15 minutes. On doit le relâcher après chaque dix souffles pendant quinze secondes. Tout dépend de l'état de santé et de l'âge du patient. En cas de doute il faut demander conseil à votre médecin.

-      Il est aussi indiqué de rafraîchir la face, le cou, et les membres supérieurs et inférieurs avec de l'eau durant la crise, et rester dans un lieu bien airé. Cela empêche l'échauffement du corps et par conséquent diminue la fièvre, la sueur, les battement du cœur et les maux de tête… etc.  

-      Eviter de s'agiter et de prendre le volant en direction du plus proche hôpital ou n'importe qu'elle institution de santé. Dans cet état le risque d'un accident de route est très élevé. Ainsi le personnel médical ne vous fait rien, dans la majorité des cas on vous administre un calmant tel que "calcibronat". Ce qu'ils vont vous dire vous le dites à vous-même : "Une tempête dans un verre d'eau"

-      Eviter de prendre les médicaments qui tombent sous vos mains à ce moment, car ils n'ont aucun effet immédiat.

-      Là aussi chacun a son astuce : Certains et surtout certaines vont tout droit à la chambre des parents pour coller à la mère que sa présence est très confortable.

-      La distraction, certains désorientent leurs esprits des pensées catastrophiques qui les assiégent. Alors il faut apprendre à penser à de bonnes choses et être certain que vos pensées négatives sont le fruit de votre subjectivité.

Par zouki - Publié dans : Psychothérapie
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Mardi 2 juin 2009

Reconnaître l’angoisse panique

C’est un état d’effroi, de peur et d’insécurité intense. Il submerge le patient brutalement, sans motif apparent. Sa durée est variable ; de quelques minutes à quelques heures, généralement moins d’une demi-heure. Pour le sujet, un danger est sur le point de survenir contre lequel il est totalement impuissant : il a l’impression imminente (certaine) qu’il va mourir ou perdre la raison.

Ce trouble s’installe sur un terrain déjà préparé : la nature de la personnalité de l’anxieux. Cette dernière est caractérisée par l’hyperémotivité ou la sensibilité exagérée. Autrement dit : l’hyperréactivité qui signifie une facilité de réactions neurovégétatives ; pleurs faciles, irritabilité (réaction de colère), suggestibilité (influençabilité), impulsivité, expansivité, intolérance aux frustrations et privations … etc.

On appelle cet état : la crise d’angoisse panique, ou l’attaque d’angoisse. Elle se caractérise pas des signes psychiques et physiologiques paroxystiques :

Les signes physiques et psychiques

L’attente de la catastrophe déclenche un état d’alerte et de bouleversements psychiques et physiologiques : les signes ci-dessous ne sont pas tous forcement présents chez chaque patient. On trouve la majorité de ses signes, tout dépend de l’âge, du sexe et de l’état de santé du sujet et même de sa culture.

Les signes physiologiques (corporels)

1.       Accélération du rythme cardiaque, cœur bat la chamade (tachycardie)

2.       Transpiration liée à une bouffée de chaleur, elle-même liée à l’accélération du rythme cardiaque. Suivie en général par une sensation de froid.

3.       Tremblements,

4.       Agitation ou au contraire immobilité,

5.       Étouffement avec sensation d’incapacité de respiration

6.       Sensation d'étranglement au niveau de la gorge,

7.       Sècheresse de la bouche et de la gorge,

8.       Douleur ou gêne thoracique

9.       Nausée ou vomissement,

10.   Sensation de boule à la gorge, incapacité d’engloutissement,

11.   Sensation de vertige et d'instabilité,

12.   Sensations d'engourdissement ou de picotements

13.   Frissons,

14.   Crampes au niveau de l’estomac et des intestins,

15.   Brouillard visuel et trouble de la vision,

16.   Bourdonnement des oreilles,

17.   Désordre dans les conduites d’adaptation avec la situation,

18.   encore d’autres symptômes touchants les autres fonctions, tels que les vertiges et les maux de tête (céphalées). Urines claires et excessives (polyurie) avec une polydipsie (boire trop d’eau) etc. …  

Les signes psychiques

1.       Impression de danger imminent ; le patient est presque certain qu’un danger est sur le point de survenir,

2.       Peur de mourir ou de perdre la raison.

3.       Déréalisation, dépersonnalisation : impression de nostalgie de soi et de la réalité,

4.       Impression de tomber ou de s’évanouir,

5.       Peur de commettre un acte impulsif comme le suicide,

6.       Trouble de concentration,

7.       trouble du sommeil : insomnie, réveils fréquents, cauchemars,

8.       ainsi que d’autres symptômes qui sont toujours subjectifs.

En dehors de la crises

L’état général du patient en dehors de la crise est caractérisé par l’attente de la survenue de la crise. Il s’attend toujours que la crise revienne surtout durant les moments et le lieux où elle etait déjà survenue. C’est ainsi qu’il évite de conduire sa voiture si une fois il a subi cette crise au volant.

S’il n’est pas victime d’une attaque d’angoisse le patient est anxieux ; une inquiétude vague et libre. Rien ne peut lui rendre la joie de vivre d’où l’appellation de ces troubles « troubles anxieux et phobiques ».

S’il est absorbé par une occupation, une discussion avec des amis intimes ou bien par un match ou un bon film, le patient oublie son angoisse et se conduit d’une manière très normale. Mais dès que ce moment finisse il revient brusquement à son malheur et ses souffrances.

Circonstances de survenue des crises de panique

La survenue de la crise n’est motivée souvent par aucun motif ; elle survient brusquement et brutalement. Mais parfois elle est une réaction à une autosuggestion ou allo-suggestion. Autrement dit à une impression ou idée qui provient de nos propres pensées ou qu’on a reçu des autres.

Sil entend que quelqu'un est mort, immédiatement cela déclenche en lui la peur du même sort que ce dernier. Le même cas s’il entend parler d’une maladie grave et invalide comme le cancer, le sida, le diabète etc.… s’il a peur de la folie, il évite de voir les malades mentaux.

En général les crises surviennent le soir jusqu’aux premières heures de la nuit. Les services des urgences aux hôpitaux reçoivent souvent ces malades en ces moments. Cela s’explique par le changement psychique qui accompagne la rythmicité jour et nuit. Le jour le patient est attiré par les activités et les préoccupations, ou bien « protégé » de ses ruminations par la présence des autres. Mais à la tombée de la nuit on revient à soi-même, là, les soucis et les mauvaises idées nous envahissent.

Le matin au réveil ils sont déjà pris par leurs syndromes.

Attitude du patient à l’égard de son trouble

Pour lui il s’agit d’une maladie grave : il appréhende le pire. Il consulte tous les médecins surtout les cardiologues, il demande d’être examiné méticuleusement, il exige qu’on lui fait passer un scanner, un ECG …etc. mais il n’est jamais rassuré, il change de médecin en médecin et finalement il consulte les « raki » (guérisseur religieux) et les charlatans. Il s’oriente selon son niveau de culture et ses tendances personnelles. Les psychiatres et les psychologues sont les derniers à consulter par peur d’être considéré comme réellement fou.

Par zouki - Publié dans : Psychothérapie
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Mardi 14 avril 2009

Cet espace est destiné à tous ceux qui souffrent de Toute angoisse : panique, phobique, obsessionnelle, stress de touts les jours ou autre. Ici nous pouvons tous nous exprimer librement autour du vécu de l’angoisse : description, tentatives et moyens de traitements. Ce qui crée une banque de données appréciables pour ceux qui battent contre le désespoir de mener un jour une vie heureuse sans anxiété ni peur.

Soyez les bienvenues et n’hésitez pas à exposer vos souffrances, vos idées et vos solutions.

 

Reconnaître l’angoisse panique

C’est un état d’effroi, de peur et d’insécurité intense. Il submerge le patient brutalement, sans motif apparent. Sa durée est variable ; de quelques minutes à quelques heures, généralement moins d’une demi-heure. Pour le sujet, un danger est sur le point de survenir contre lequel il est totalement impuissant : il a l’impression imminente (certaine) qu’il va mourir ou perdre la raison.

Ce trouble s’installe sur un terrain déjà préparé : la nature de la personnalité de l’anxieux. Cette dernière est caractérisée par l’hyperémotivité ou la sensibilité exagérée. Autrement dit : l’hyperréactivité qui signifie une facilité de réactions neurovégétatives ; pleurs faciles, irritabilité (réaction de colère), suggestibilité (influençabilité), impulsivité, expansivité, intolérance aux frustrations et privations … etc.

On appelle cet état : la crise d’angoisse panique, ou l’attaque d’angoisse. Elle se caractérise pas des signes psychiques et physiologiques paroxystiques :

Les signes physiques et psychiques

L’attente de la catastrophe déclenche un état d’alerte et de bouleversements psychiques et physiologiques : les signes ci-dessous ne sont pas tous forcement présents chez chaque patient. On trouve la majorité de ses signes, tout dépend de l’âge, du sexe et de l’état de santé du sujet et même de sa culture.

Les signes physiologiques (corporels)

1.       Accélération du rythme cardiaque, cœur bat la chamade (tachycardie)

2.       Transpiration liée à une bouffée de chaleur, elle-même liée à l’accélération du rythme cardiaque. Suivie en général par une sensation de froid.

3.       Tremblements,

4.       Agitation ou au contraire immobilité,

5.       Étouffement avec sensation d’incapacité de respiration

6.       Sensation d'étranglement au niveau de la gorge,

7.       Sècheresse de la bouche et de la gorge,

8.       Douleur ou gêne thoracique

9.       Nausée ou vomissement,

10.   Sensation de boule à la gorge, incapacité d’engloutissement,

11.   Sensation de vertige et d'instabilité,

12.   Sensations d'engourdissement ou de picotements

13.   Frissons,

14.   Crampes au niveau de l’estomac et des intestins,

15.   Brouillard visuel et trouble de la vision,

16.   Bourdonnement des oreilles,

17.   Désordre dans les conduites d’adaptation avec la situation,

18.   encore d’autres symptômes touchants les autres fonctions, tels que les vertiges et les maux de tête (céphalées). Urines claires et excessives (polyurie) avec une polydipsie (boire trop d’eau) etc. …  

Les signes psychiques

1.       Impression de danger imminent ; le patient est presque certain qu’un danger est sur le point de survenir,

2.       Peur de mourir ou de perdre la raison.

3.       Déréalisation, dépersonnalisation : impression de nostalgie de soi et de la réalité,

4.       Impression de tomber ou de s’évanouir,

5.       Peur de commettre un acte impulsif comme le suicide,

6.       Trouble de concentration,

7.       trouble du sommeil : insomnie, réveils fréquents, cauchemars,

8.       ainsi que d’autres symptômes qui sont toujours subjectifs.

En dehors de la crises

L’état général du patient en dehors de la crise est caractérisé par l’attente de la survenue de la crise. Il s’attend toujours que la crise revienne surtout durant les moments et le lieux où elle etait déjà survenue. C’est ainsi qu’il évite de conduire sa voiture si une fois il a subi cette crise au volant.

S’il n’est pas victime d’une attaque d’angoisse le patient est anxieux ; une inquiétude vague et libre. Rien ne peut lui rendre la joie de vivre d’où l’appellation de ces troubles « troubles anxieux et phobiques ».

S’il est absorbé par une occupation, une discussion avec des amis intimes ou bien par un match ou un bon film, le patient oublie son angoisse et se conduit d’une manière très normale. Mais dès que ce moment finisse il revient brusquement à son malheur et ses souffrances.

Circonstances de survenue des crises de panique

La survenue de la crise n’est motivée souvent par aucun motif ; elle survient brusquement et brutalement. Mais parfois elle est une réaction à une autosuggestion ou allo-suggestion. Autrement dit à une impression ou idée qui provient de nos propres pensées ou qu’on a reçu des autres.

Sil entend que quelqu'un est mort, immédiatement cela déclenche en lui la peur du même sort que ce dernier. Le même cas s’il entend parler d’une maladie grave et invalide comme le cancer, le sida, le diabète etc.… s’il a peur de la folie, il évite de voir les malades mentaux.

En général les crises surviennent le soir jusqu’aux premières heures de la nuit. Les services des urgences aux hôpitaux reçoivent souvent ces malades en ces moments. Cela s’explique par le changement psychique qui accompagne la rythmicité jour et nuit. Le jour le patient est attiré par les activités et les préoccupations, ou bien « protégé » de ses ruminations par la présence des autres. Mais à la tombée de la nuit on revient à soi-même, là, les soucis et les mauvaises idées nous envahissent.

Le matin au réveil ils sont déjà pris par leurs syndromes.

Attitude du patient à l’égard de son trouble

Pour lui il s’agit d’une maladie grave : il appréhende le pire. Il consulte tous les médecins surtout les cardiologues, il demande d’être examiné méticuleusement, il exige qu’on lui fait passer un scanner, un ECG …etc. mais il n’est jamais rassuré, il change de médecin en médecin et finalement il consulte les « raki » (guérisseur religieux) et les charlatans. Il s’oriente selon son niveau de culture et ses tendances personnelles. Les psychiatres et les psychologues sont les derniers à consulter par peur d’être considéré comme réellement fou.

La conduite à tenir durant la survenue de l'attaque de panique

Tous les patients se demandent : Comment faire lorsqu'on est pris brusquement par l'attaque panique ? Effectivement c'est ce qu'on doit leur indiquer en priorité.

Durant cet état "Tsunami" il n'est pas facile pour la "victime" de réagir avec sagesse ou clairvoyance. Mais il peut quand même se souvenir de ces indications :

-      Il ne faut pas croire qu'un danger est sur le point de survenir, il ne faut pas tomber dans le piège de l'autosuggestion négative. Autrement dit, ce qui donne à la crise son caractère paroxystique c'est la réaction du sujet à son égard, c'est la signification subjective qu'il donne directement à ce bouleversement brutal. Surtout que ce n'est pas la première fois qu'il est victime d'un tel état, et qu'à chaque fois la fin est toujours "heureuse" – rien ne s'est passé de ce qu'il a anticipé.

-      Au moins il répète sans cesse cette phrase : "Ce n'est qu'une angoisse aigue et passagère, aucun mal ne m'arrivera"

-      Etant donné que la majorité des symptômes sont la conséquence de l'hyperventilation qui guette le sujet en ce moment, donc le remède est de corriger sa respiration en inspirant et expirant l'air lentement et profondément. Cela rééquilibre le rapport oxygène/gaz carbonique dans le corps. Car il a été noté que l'hyperventilation rend le CO2 moins qu'il faut pour l'organisme et que l'oxygène est plus qu'il faut. Certains proposent qu'on respire dans un sachet de plastique qu'on tient serré autour de la bouche et du nez pendant une durée de 5 à 15 minutes.  Tout dépend de l'état de santé et de l'âge du patient. En cas de doute il faut demander conseil à votre médecin.

-      Il est aussi indiqué de rafraîchir la face, le cou, et les membres supérieurs et inférieurs avec de l'eau durant la crise, et rester dans un lieu bien airé. Cela empêche l'échauffement du corps et par conséquent diminue la fièvre, la sueur, les battement du cœur et les maux de tête… etc.  

-      Eviter de s'agiter et de prendre le volant en direction du plus proche hôpital ou n'importe qu'elle institution de santé. Dans cet état le risque d'un accident de route est très élevé. Ainsi le personnel médical ne vous fait rien, dans la majorité des cas on vous administre un calmant tel que "calcibronat". Ce qu'ils vont vous dire vous le dites à vous-même : "Une tempête dans un verre d'eau"

-      Eviter de prendre les médicaments qui tombent sous vos mains à ce moment, car ils n'ont aucun effet immédiat.

-      Là aussi chacun a son astuce : Certains et surtout certaines vont tout droit à la chambre des parents pour coller à la mère que sa présence est très confortable.

-      La distraction, certains désorientent leurs esprits des pensées catastrophiques qui les assiégent. Alors il faut apprendre à penser à de bonnes choses et être certain que vos pensées négatives sont le fruit de votre subjectivité.

 

 

Les traitements

Selon l’acuité des symptômes et les souffrances, le traitement est généralement médicamenteux au début. La prescription des anxiolytiques (les médicaments contre l’angoisse) et des antidépresseurs (médicaments contre l’anxiété et la dépression) est très indiquée. Car ces médicaments soulage rapidement le patient : il reprend son sommeil et sa nutrition. L’angoisse et l’anxiété diminuent ce qui permet au patient d’entreprendre une psychothérapie. Cela n’exclut pas un examen médical pour mieux isoler les maladies qui peuvent déclencher un état apparent tel que : crise d’angor, infarctus du myocarde, embolie pulmonaire, crise d’asthme, épilepsie temporale, hyperthyroïdie, vertige labyrinthique, hypoglycémie, porphyrie, tétanie, phéochromocytome, etc.

En fait il n’est pas difficile de reconnaître un trouble panique d’une maladie organique : la différence est que la crise psychique est accompagnée d’une forte panique, alors que les autres crises ne sont accompagnées que par des signes physiques. Un bon clinicien arrive à les distinguer facilement.

Psychothérapies

La première démarche à entreprendre avec un patient en proie à un état de panique est de le réassurer :

§         Il faut lui expliquer avec des mots simples qu’il ne souffre pas de signes d’une maladie organique, mais de sensations physiologiques qui se déclenchent naturellement durant un état d’angoisse aigue. Cela devient chose facile autant le patient est cultivé ou ayant un niveau d’instruction suffisant. Ce qui n’est pas toujours réalisable, car ces patients ne sont jamais rassurés tant que les symptômes ne sont pas disparus.

§         Pour mieux le rassurer, durant le premier entretien quand on remarque qu’il (elle) a tout exprimé, on lui demande s’il sent telle ou telle sensation qui est généralement présente dans le tableau clinique des angoissée. Par exemple si tu sens les maux de tête, ou l’épuisement …etc. cela lui signifie que son cas est connu.

§         Il ne faut pas centrer les discussions sur les manifestations organiques que lui aime bien s’en plaindre, à defaut de lui fixer l’idée qu’il a une maladie inconnue ou grave.

§         Procéder après la première séance à l’étude de cas proprement dite. Centrer sur les circonstances et dates d’apparition du trouble. Généralement ce n’est pas la première fois qu’il a senti son trouble. Alors il faut étudier sa biographie et son anamnèse ; l’histoire du trouble. On trouve généralement que le trouble se déclenche toujours pour les même raisons, le même conflit.

§         L’action psychothérapique aura pour but de faire ressurgir le conflit à la conscience. Car le trouble signifie toujours un échec de refoulement.

§         Dès que le conflit est discuté, est « abréagit » les souffrances disparaissent progressivement et le patient se rétablit. Ce qui n’est pas toujours facile. Mais dans la majorité des cas on réussit bien quand les conditions sont favorables.

 

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